Un peu de technique

A la fin du Xe siècle, l'armée carolingienne se retranche derrière des fortifications pour contrer les raids vikings et sarrasins. Ces premières fortifications, appellées mottes castrales, sont composées d'une butte de terre rapportée, d'une palissade en bois avec en son centre un donjon de bois. Cette construction était très pratique et rapide à construire, mais bien évidemment, très sensible au feu. Les seigneurs plus fortunés entreprirent donc de construire leurs chateaux en pierre, aux formes variées, mais toujours sur le modèle d'une cour murée et d'un donjon au milieu. Philippe Auguste changea tout cela en standardisant la construction des chateaux. Désormais, les chateaux auront un forme polygonale, des courtines maçonnées et flanquées de tours cylindriques à chaque angle. Chacune des tours ressorte du mur et possède des archères installées à chaque étage en quinconce, afin de ne laisser aucun angle mort. Le Donjon sera lui aussi placé dans un angle (ce qui économise une tour, donc de l'argent, du temps, etc). L'espace resté vide à l'intérieur de l'enceinte est utilisé pour la construction d'un logis seigneurial (accollé à un mur d'enceinte par soucis d'économie aussi)
Tout ça pour quoi ?
He bien pour présenter à ceux qui ne le connaitraient pas, le chantier médiéval de Guédélon dans l'Yonne.
[...] Au coeur de la Puisaye, dans l'Yonne en Bourgogne, une cinquantaine d'oeuvriers relèvent un défi hors norme : construire aujourd'hui un château fort selon les techniques et avec les matériaux utilisés au Moyen Âge.
Au milieu d'un espace naturel mettant à disposition toutes les matières premières nécessaires à la construction : pierre, bois, terre, sable, argile...des carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgeron, tuiliers, charretiers, vannier, cordier... bâtissent jour après jour un véritable château fort sous les yeux de milliers de visiteurs.
Ce chantier, débuté en 1997, devrait durer environ 25 ans.[...]
Chateau de Ratilly

Bâti sur la commune de Treigny au XIe siècle par les seigneurs de Ratilly, le premier chateau fut rasé à la suite des guerres seigneuriales. Au XIIIe siècle, Mathieu de Ratilly refait construire son chateau de style philippien, standard de l'époque. Il aura une vocation guerrière jusqu'à la fin de XVIe siècle, servant de base de départ à des pilleurs bretons pendant la Guerre de Cent Ans, puis aux Huguenots en 1567. En 1587 Mary du Puy, seigneur d'Igny, fait percer ouverture et fenêtre, afin de le rendre "habitable". Il accueillit la Grande Demoiselle en 1653, alors désireuse de quitter Saint-Fargeau où vient de mourir l'une des ses dames d'honneur. Il sera épargné à la Révolution, car un peu éloigné de tout. En 1849 Charles-Louis Vivien, propriétaire, fait assècher les douves et créé le verger. Le chateau passera ensuite de mains en mains, jusqu'aux propriétaires actuels qui en ont fait un lieu de stage de musique et un centre culturel où chaque année, sont donnés des concerts et exposés des artistes sculpteurs et peintres.


Voilà près de 3 siècles et demi, un jeune alsacien du nom de Jérôme Hatt obtient son
diplôme de tonnelier-brasseur. C'est ainsi que le 9 juin 1664, la Brasserie du Canon voit le jour, le long des quais, à proximité de la cathédrale de Strasbourg...
Culminant à 757m sur les hauteurs du Staufenberg, le Haut-Koenigsbourg (Hohkönigsburg en
allemand, se traduisant par "haut château du roi"), domine la plaine rhénane.
Selon la légende, le géant Sletto aurait fondé un bourg nommée alors Schlettstadt (la ville
de Sletto). Dès le VIIIe siècle, il fait partie du domaine de Kintzheim, mais c'est vers le XIe siècle, avec l'arrivée des moines de Conques, que le bourg va commencer à se développer.