La carrière souterraine d'Aubigny

Nous quittons à présent la Puisaye et ses bois marécageux (ou ses marécages boisés selon le point de vue) pour la Forterre et ses plateaux calcaires qui ont contribués à sa renommée. En effet la Forterre abrite pas moins de 16 carrières qui ont fait d'elle le grenier à pierre de la France jusqu'en 1940 où le béton et le parpaing finissent par suplanter la pierre, entrainant leur fermeture. On estime que "seulement" 1/5 du gisement de calcaire de la Forterre à été extrait durant plus de 2000 ans d'exploitations.
Il est intéressant de constater que la carrière d'Aubigny a toujours été exploitée à la main. L'extraction se faisait par blocs de 5 t au moyen d'outils rudimentaires. Le premier était la lance, grosse barre à mine suspendue un trépied, qui permettait de tailler le bloc verticalement. Ensuite, le carrier utilisait une barre à mine plus petite, appelée aiguille, qui lui permettait de tailler le haut du bloc. Enfin, à l'aide de la lance, le carrier creusait une grosse tranche en bas, appelée le four. Enfin, des coins de bois sec étaient placés dans les entailles verticales du bloc. Grâce à l'humidité ambiante, les coins gonflaient, ce qui provoquait la rupture arrière du bloc. Celui-ci basculait alors en avant sur des pierres appelées chandelles. les coins furent remplacés au XIXe siècle par la scie crocodile qui permettait d'obtenir une face arrière plus lisse, et un travail plus rapide. le bloc était ensuite chargé sur un fardier tiré par des mules, puis mené à Paris où tout l'ensemble était vendu.

Le calcaire est une pierre tendre, donc facile à travailler tant qu'elle reste humide. Sitôt dehors, l'eau contenue dans la pierre s'évapore, apportant à la surface des sels minéraux qui forment une couche imperméable appelée calcite. C'est pourquoi cette carrière est souterraine. On peut retrouver cette pierre sur de nombreux édifices bourgignons, mais aussi parisiens avec la reconstruction de Paris par le baron Hausmann. Ainsi l'Hotel de Ville, l'Opéra Garnier, les piliers de la Tour Eiffel et bien d'autres, sont habillés par le calcaire de Forterre.
De nos jours, même si la carrière n'est plus exploitée, elle est encore un grand lieu d'activité. D'une part par la fréquentation des touristes, d'autre part par la présence de sculpteurs et de Compagnons tailleurs de pierre venus transmettre leurs savoirs. Leur présence permet non seulement d'admirer des oeuvres personnelles ou collectives, mais aussi de découvrir leurs outils dont certains n'ont pas évolué depuis 3000 ans.


Voilà près de 3 siècles et demi, un jeune alsacien du nom de Jérôme Hatt obtient son
diplôme de tonnelier-brasseur. C'est ainsi que le 9 juin 1664, la Brasserie du Canon voit le jour, le long des quais, à proximité de la cathédrale de Strasbourg...
Culminant à 757m sur les hauteurs du Staufenberg, le Haut-Koenigsbourg (Hohkönigsburg en
allemand, se traduisant par "haut château du roi"), domine la plaine rhénane.
Selon la légende, le géant Sletto aurait fondé un bourg nommée alors Schlettstadt (la ville
de Sletto). Dès le VIIIe siècle, il fait partie du domaine de Kintzheim, mais c'est vers le XIe siècle, avec l'arrivée des moines de Conques, que le bourg va commencer à se développer.